church process, gnose

   church process, gnose.doc - 255 ko - 21/06/2009

 

 

 

 

Lucis Trust

Lucis Trust est une entreprise à but non lucratif créée en 1920 dans l'état de New-York aux États-Unis par Alice Bailey et son mari Foster dans le but de gérer les 25 ouvrages ésotériques écrits par Alice Bailey. L'entreprise possède des sièges à New York, Londres et Genève.

Lucis Trust, en plus de l'édition, gère une école (Arcane School), une librairie, et une maison d'éditions Lucis publishing companies, Lucis productions, la Bonne volonté mondiale[1] et Triangles.

Le mouvement de la bonne volonté mondiale, fondé en 1932, est une des activités les plus importantes du Lucis Trust et a été reconnu par l'ONU comme une organisation non gouvernementale (ONG) présente aux sessions de l'ONU de Genève et de New-York. La Lucis Trust est membre du conseil économique et social de l'ONU. Ce rôle a attiré des critiques accusant l'ONU d'avoir une idéologie New Age

L'organisation était, à l'origine, appelée "Lucifer Publishing Company". Selon la Lucis Trust, ce nom avait été donné parce que Bailey considérait Lucifer, l'ange déchu, comme un principe positif, tout comme Helena Blavatsky.

 

Lucifer

Statue de Lucifer dans la cathédrale St-Paul de Liège

La chute de Lucifer, illustration de Gustave Doré pour Le Paradis perdu de John Milton

Lucifer est le nom donné à plusieurs personnages mythologiques, et évoque le diable de la tradition chrétienne.

Un mythe du Moyen Âge, celui de la chute des anges rebelles, fait de Lucifer un ange qui fut déchu pour s'être rebellé contre Dieu. Ce mythe relate son désir de puissance et sa lutte contre les anges fidèles à Dieu, qui précédèrent sa déchéance.

Lucifer est aussi un personnage des mythologies romaine et grecque, dieu de lumière et de connaissance.

A l'origine, Lucifer est l'un des noms que les latins donnaient à l'étoile du matin, autrement dit la planète Vénus.

Dans le texte du prophète Isaïe, il représente l’hybris, le « péché d'orgueil », et la volonté du roi de Babylone de s'élever au-dessus de sa condition d'homme pour dépasser Dieu.

Origine et évolutions

Dans la Bible, une question de transcription

Lucifer vient du latin « porter (ferre) et lumière (lux, lucis) ».

Il apparaît uniquement dans le Livre d'Isaïe (14.12, dans la Vulgate). Il s'agit du roi de Babylone, dont on chante la complainte (Esaie 14.4) : « Tu commenceras ce chant sur le roi de Babylone, et tu diras : Comment a fini le tyran, comment a fini l'oppression? »

C'est saint Jérôme qui utilise le terme pour traduire l'hébreu HYLL (HYLYL dans l'un des manuscrits de la mer morte) dans la Vulgate.

HYLL vient de la racine HLL (« briller »). Les auteurs Brown, Driver et Briggs, ainsi que Koehler et Baumgartner le traduisent en shining one (« celle qui brille »), qu'ils traduisent par « étoile du matin »

Dans la Septante, on lit ὁ ἑωσφόρος ὁ πρωὶ ἀνατέλλων, qui signifie « le porteur d'aurore, celui qui se lève le matin ».

Ostervald traduit le passage ainsi (Esaie 14.12) : « Comment es-tu tombé du ciel, astre brillant (Lucifer), fils de l'aurore ? Comment as-tu été abattu à terre, toi qui foulais les nations ? »

Le nom Lucifer a donc comme origine une erreur d'interprétation du texte, on parle alors du roi de Babylone, puissance terrestre qui veut s'élever plus haut que Dieu.Non pas d'un ange qui serait tombé du ciel.

D'ailleurs dans la Bible, Satan n'est jamais identifié à Lucifer et est consideré comme une entité distincte.

Le Messie, une autre étoile du matin ?

Transposé dans la tradition du christianisme, Lucifer est le nom attribué dans les premiers temps du christianisme à Jésus

Dans le Nouveau Testament, il y a une occurrence de φωσφόρος, « porteur de lumière », en 2 Pierre 1.19, qui a une consonance positive.

Dans l'Apocalypse 22.16, Jésus se décrit comme ὁ ἀστὴρ ὁ λαμπρὸς ὁ πρωϊνός, « l'étoile du matin ».


On peut trouver un écho de cet usage dans l'Exultet, le chant liturgique par lequel l'Église catholique, durant la veillée pascale du Samedi saint, proclame l'irruption de la lumière dans les ténèbres (symbolisée par celle du cierge pascal qui vient d'être allumé):

Qu'il brûle encore quand se lèvera l'astre du matin,

celui qui ne connaît pas de couchant,

le Christ ressuscité revenu des enfers,

qui répand sur les hommes sa lumière et sa paix.

Flammas eius lucifer matutinus inveniat:

ille, inquam, lucifer, qui nescit occasum,

Christus Filius tuus qui, regressus ab inferis,

humano generi serenus illuxit.


Comme le « lion », terme qui peut aussi bien s'appliquer au Messie qu'à Satan, l'étoile du matin est une parabole qui peut s'appliquer différemment.

Dans le Coran, la sourate 86 Al Tariq parle également de l'étoile du matin, et pourrait évoquer le Messie, Al Tariq signifiant à la fois l'étoile du matin et celui qui vient dans la nuit.

Dans les religions païennes

Chez les Romains, le dieu Lucifer (Phosphoros chez les Grecs) personnifiait la connaissance, à travers une figure qui mêlait des attributs d'Hermès et d'Apollon.

Lucifer est aussi utilisé dans la mythologie romaine pour désigner plusieurs déesses de la lumière comme Artémis, Aurore et Hécate. Il apparaît notamment à la fin du deuxième chant de l'Énéide de Virgile comme porteur de l'aurore au lendemain de la chite de Troie

Lucifer, celui qui apporte la clarté, les "lumières", la connaissance (et la révolte), a une parenté avec le titan Prométhée, qui a désobéi à Zeus et donné le feu aux hommes dans la mythologie grecque.

Évolution vers un personnage à part entière

Ce n'est qu'au Moyen Âge que ce nom désignera le plus grand et le plus brillant de tous les anges. Mais ce dernier, selon le mythe biblique de la chute des anges rebelles, fut poussé par son orgueil à se rebeller contre Dieu, car il voulait briller plus que son créateur. Il devint alors, pour les traditions bibliques : Satan (le « Tentateur », le "menteur" ou encore l'« Adversaire », roi des « démons » — qui sont les anges qui, avec lui, se sont révoltés et ont chuté — et ennemi de l'humanité et de Dieu.

 

Vénus

La planète Vénus est le troisième objet le plus brillant du ciel avec une magnitude apparente de -4,6, après le Soleil (-26,73) et la Lune (-12,6). Comme Vénus est sur une orbite plus petite que celle de la Terre, elle ne semble jamais loin du soleil. D'où son nom d'étoile du matin quand elle précède de peu le lever du Soleil.

William Smith’s Smaller Classical Dictionary note que Lucifer (Latin) et Phosphoros (Grec) sont deux épithètes données à la planète Vénus dans l'Antiquité, parmi d'autres désignations comme Hesperus, Vesperugo, Vesper, Noctifer et Nocturnus quand elle apparaît dans le ciel du soir plutôt que celui du matin, elle introduit alors l'obscurité plutôt que la lumière du jour.

Interprétations ésotériques

Il existe plusieurs visions métaphysiques de la figure de Lucifer (qui est le « porteur de la lumière », métaphoriquement « de la connaissance » et donc « de l'hybris ») : il peut être assimilé à Satan (qui est l'« adversaire », l'antithèse de Dieu) par certains alors que d'autres l'en distinguent.

Pour les premiers en effet, Lucifer reste un être créé par Dieu et donc ne peut en aucun cas être son opposé. Il ne peut donc, dans cette optique, être assimilé à la figure de Satan. Il est alors plutôt opposé à Michaël, chef des anges fidèles à Dieu.

Pour quelques uns de ceux qui partagent cette vision, c'est par une mauvaise interprétation de Isaïe 14.12 que Lucifer a été relié a Satan. Ce passage de la Bible parle effectivement de la chute de Lucifer et d'un « adversaire », et deux interprétations sont possibles à partir de là : soit le texte fait référence au roi qui règnait sur Babylone à l'époque, soit à Samaël qui descendit en Enfer (non déchu, il descendit par choix). Il est en outre à plusieurs reprises désigné, et par Jésus lui même, « le Seigneur de la Terre ».

Lucifer symbolise l'Est et l'air, détenteur de la connaissance et incarnation de la sagesse de la conscience Luciférisme et satanisme ne sont pas à confondre, ils sont totalement opposés.


Dans l'anthroposophie de Rudolf Steiner, Lucifer est l'une des deux entités, avec Ahriman, qui s'opposent à l'évolution de l'humanité. Il cherche à ce que les hommes fuient la terre et leurs responsabilités.

En alchimie

L'alchimie assimile Lucifer au diable, non sous la forme populaire et maléfique, mais au contraire sous sa forme rédemptrice : il représente la Pierre brute, matière initiale de l'œuvre, qui, sous son aspect vil et repoussant, n'en demeure pas moins le pilier de toute l'Œuvre, car recelant en son sein la lumière à suivre, l'étoile que suivirent les mages pour parvenir à l'enfant philosophal.

Interprétation roumaine

En roumain, Luceafăr représente la planète Vénus (et Lucifer veut dire diable). Les paysans l'associent aussi à un certain nombre d'étoiles. Il y a aussi une allusion au géant Hypérion. Souvent le Luceafăr anime les démons, mais il ne représente pas le mal absolu ou le diable (Dracul en roumain).

Son origine étymologique vient du verbe luci et de l'adjectif luciu. Ce verbe ne se traduit pas en français, mais on peut l'approximer par « lustre » comme dans l'expression « cet objet a retrouvé son lustre d’antan ».

En langue courante, on dit cependant qu'un objet est lucios lorsque celui-ci est assez propre pour réfléchir la lumière ambiante. L'exemple type d'un tel objet est la carrosserie d'une belle voiture. Au contraire, « l'éclat du soleil » se dit strălucirea soarelui et en général strălucire veut dire « brillance ». Cependant la lune et le luceafăr ne font que luci, car ils émettent moins de lumière. stră provient du latin extra et est un élément de composition qui marque en roumain l'origine éloignée et l'ancienneté.

À ne pas confondre avec le verbe lumina qui veut dire « illuminer », « éclairer » ou « faire en sorte que la lumière se répande », par exemple en ouvrant la fenêtre comme dans s-a luminat camera qui veut dire « la chambre s'est éclaircie/illuminée ».

En roumain, plusieurs astres ont un nom qui commence par Luceafărul : Luceafărul-de-Dimineaţă (Vénus de Matin), Luceafărul-de-Seară (Vénus de Soir), Luceafărul-cel-Mare-de-Miezul-Nopţii (l'étoile Véga de la constellation de la Lyre, de nuit), etc.

Mihai Eminescu a écrit un poème avec ce nom qui est parmi les plus célèbres de ses œuvres. Une jeune femme, Catalina, tombe amoureuse de Luceafărul, étoile qui va se métamorphoser en prince pour la visiter dans ses songes. D'abord jugé d'une beauté "d'ange",trop froide puis d'une beauté de démon "trop brulante" par Catalina, il affirme alors son désir de devenir humain, cédant "pour une heure d'amour" son immortalité. Remontant le temps jusqu'au principe créateur de toute chose, il demande au démiurge de le délivrer de son statut d'immortel mais celui-ci refuse. Luceafărul retournant alors sur terre trouve Catalina dans les bras d'un serviteur de sa maison : Catalin, et déçu, invective la jeune femme avant d'affirmer son indifférence.

Voir aussi

Thèmes concordants

 

satan

« Satan » (hébreu : שָׂטָן Šaṭan ; koinè : Σατανάς Satanás ; araméen : צטנא Tzatanâ ; arabe : شيطان Šayṭān signifiant l'accusateur) est un terme dont les origines remontent aux fois abrahamiques, traditionnellement appliqué à une divinité nommée par le qualificatif de messager (aggelos en grec et "ange" en français), un démon, ou une divinité mineure dans de nombreux systèmes de croyance.

Origines du concept

Satan, figure chaldéenne empruntée par les juifs esclaves de Babylone qui ont assimilé le mot qui définit une fonction judiciaire (celle d'accusateur), ne nomme pas un dieu mais présente une divinité qui en assiste une autre dans le jugement du Job mythologique. Dans la Bible, le passage de Job présentant un Seigneur et un accusateur correspond à une scène de jugement réaliste.

Le terme est employé en hébreu et signifie adversaire, comme un accusateur ou un procureur dans un tribunal hébraïque. L'hébreu ne connaît ce terme qu'en tant que nom commun, désignant une fonction, et non un être bien déterminé.

Cependant, suite au vocatif utilisé par Jésus, Vade retro, satana ! (Matthieu, IV.10), Satan est devenu le nom propre « diabolique » du Diable. Improprement un nom d'ange lui a été attribué, celui de Samaël, ainsi que le rapportent de nombreuses traditions post-bibliques et hors de la Bible. Le nom des divinités juives comme Samaël, Raphaël, Michaël, Gabriel et les autres sont aussi chaldéens et sont eux des divinités physiques dotées d'un esprit, invisibles dans les hauteurs du ciel depuis la terre, cette terre sur laquelle ils viennent marcher selon la volonté d'Elohim.

Le terme arabe qui renvoie à Satan est Šayṭān (الشيطان). Il n'est pas un nom propre, mais désigne une certaine catégorie de créatures tentatrices. Dans le Coran, le principal tentateur est nommé Iblis, crée de feu, qui refuse de se prosterner devant Adam. Le diable a plusieurs autres dénomination en islam.

Traditions judéo-chrétiennes

Satan dans la Bible

Illustration de Gustave Doré de Satan vu par Dante Alighieri dans son La Divine Comédie.

Les écritures hébraïques évoquent le satan à plusieurs reprises, et le nomment dans trois livres : le Livre de Job, le premier livre des Chroniques, et le Livre de Zacharie. Toutefois, contrairement aux chrétiens, les juifs n'associent pas le Na'hash au satan bien que celui-ci, ayant fomenté une rébellion contre Yahvé en Éden, pourrait être considéré comme son adversaire.

La lutte entre Yahvé et ses fidèles d'une part, et du satan chaldéen et de ses partisans d'autre part est au cœur des Évangiles, se retrouvant peut-être dans les manuscrits de Qumran sous le nom de combat entre les Fils de la Lumière et les Fils des Ténèbres. Ce qui laisserait penser en hypothèse, hors tradition orale et en supposant un lien entre les Evangiles et les manuscrits de Qumran, que le satan est la représentation de l'accusation faite par cette fonction aux auteurs du regroupement choisi appelé le Nouveau Testament.

Il est aussi connu par l'expression latine : Vade retro Satanas (« arrière, Satan ! ») extraite de Matthieu, IV.10 (Vulgate de Jérôme). Il est également décrit, essayant de tenter Jésus-Christ lors de son séjour dans le désert.

Judaïsme

Du fait du monothéisme strict, tel que l'enseigne la Torah d'Israël, l'autorité divine ne se partage pas et en ce sens le « diable » n'existe pas : il existe une instance appelée « le satan », avec l'article défini et un « s » minuscule parce que ce n'est pas un nom propre mais une fonction, dont l'objet est d'éprouver toute réussite afin de l'authentifier (voir par exemple le début du livre de Job où le satan participe à l'assemblée des anges).

Il est tour à tour le tentateur, l'accusateur et l'exécuteur, mais en toute chose, c'est la seule volonté du Yahvé Un et Unique (selon la volonté d'un culte unique et non d'un dieu unique) qui est visée et qui en fin de compte se réalise.[1]

Christianisme majoritaire

Satan est traditionnellement associé à Belzébuth le dieu Baal (Seigneur des mouches) par les Pharisiens dans les évangiles, à Lucifer (porteur de lumière), un dieu romain, selon une interprétation, que certains disent erronée, d'un verset du livre d'Isaïe et pour laquelle Voltaire fait remarquer que Isaïe s'adresse au roi de Babylone et ne s'agit pas du dieu romain Lucifer, Méphistophélès au Moyen Âge.

Satan n'a donc pas la faculté de changer d'apparence, de séduire et de terrifier. Les textes et les œuvres d'art (les tympans des cathédrales par exemple) le représentent sous des traits différents : le serpent qui tente Ève, n'est pas nommé par le nom de satan dans les passages de la Génèse, le personnage hybride mi-homme, mi-bouc médiéval (hérité du Pan antique), le dragon (combattu par l'archange Michel selon l'Apocalypse de Jean), le Léviathan... toutes ces représentations reproduites par des artistes ne sont peut être que l'accusation divine mythologique refoulée par certaines sectes d'origine juive qui n'acceptaient plus le pouvoir de la justice humaine de Rome par extension historique à Babylone[réf. souhaitée].

Au Moyen Âge, on imaginait que Satan présidait le sabbat des sorcières.

Témoins de Jéhovah

D'après les Témoins de Jéhovah, Satan le Diable est un être bien réel. Il fut un ange créé parfait par Jéhovah, mais s'est rebellé contre lui en mentant à Eve afin qu'elle pèche contre Dieu. (Évangile de Jean 8:44) C'est Satan qui domine le monde actuellement (2 Corinthiens 4:4 ; I Jean 5:19) et qui est le chef des démons.

Satanisme

Le sataniste traditionnel croit en Satan qu’il considère comme Lucifer, le Porteur de Lumière. Il honore Satan comme une force de la nature et non un Dieu. Il pratique des rituels dans un but d’élévation spirituelle ainsi que pour faire avancer le royaume de Satan/Lucifer.

Voir aussi

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